La formation aux réglages de sellettes !

Advance success 4

Ailes plus maniables, plus sensibles, vols plus longs…passage assis plus ou moins facile…Sans parler des conditionnements de parachute, des liaisons d’élévateurs, de réglages de cocon, du jumelage avec son aile…autant de points délicats dont on ne parle pas souvent et qui ont pourtant une importance capitale. Je partage dans cet article mon expérience de professionnels et de conseils à l’achat…Achat d’ailleurs pas forcément utile lorsque vous n’appréciez pas ou plus votre sellette, alors que ce n’est parfois qu’un probléme de…réglages !!

PREMIER POINT : L’HOMOLOGATION

Sahez qu’un parapente est homologué avec un type de sellette, avec un écartement donné entre les points d’ancrage…Si vous voulez rester dans les critéres exact de l’homologation, vous devrez vous contenter de la sellette qui allait avec pour les tests…Pas évident suivant qu’on marche, qu’on crosse ou qu’on joue en soaring…Nous sommes tous à la recherche du matériel qui correspond à nos besoins. Donc, officiellement, j’ai le plaisir de vous annoncer que la plupart des pilotes volent avec du matériel non homologué…J’ai dit officiellement…Dans la réalité, rassurez vous, et pour 80% des pilotes ce n’est pas le cas. Une « norme » s ‘est plus ou moins établi entre les fabricants de sellettes. Ce qui marche chez l’un est reproduit voire amélioré chez l’autre…Et de plus, aucun constructeur de sellette n’aurait l’idée de sortir de ces normes, sachant l’inconnu que l’on rencontrerait en vol, et justement la sortie notoire du cadre de l’homologation. Les ailes À ou B sont peu sensibles de comportement au changement de sellettes. Primez donc pour votre confort ou vos besoins. Je conseille toutefois d’utiliser la même marque de fabricant pour votre aile et sellette. Celui-ci aura plus d’éléments de recul, et généralement ils conçoivent le meilleur compromis possible pour le jumelage des deux produits. Dans tous les cas, l’importance des réglages est PRIMORDIAL : pour votre sécurité et votre confort. D’autre part, il est important de rappeler que nous pratiquons depuis quelques années un sport à part entiére…J’entends par la, qu’un parapente ne se pilote plus qu’en levant une jambe ou l’autre…Mais bien avec une action quasi jumelé du tronc, des épaules et des jambes. Lorsque le pilote comprend cela, et prend conscience de l’efficacité en thermique…Les progrés sont bondissant !

 Pour les gammes C et D, la on change tout…Notamment avec les cocons. Jambes allongées, point d’ancrage plus ample, cuissardes, plateaux, hamacs…On peut littéralement changer le comportement d’une aile.

DEUXIEME POINT LES REGLAGES

Prenez le temps un jour de mauvaise météo : observez votre sellette. D’abord pour contrôler son état…ensuite, …pour regarder de l’extérieur : tous ses réglages. Parfois, certains nous échappent…Parfois elle peut se dérégler…Ou simplement pour étudier son fonctionnement…Demadez conseils à des proffessionnels si vous avez un doute quant à l’utilité d’un réglage ou d’une sangle…vérifiez l’état de vos boucles, de vos sangles…

Je vous conseille de vous aménager un coin de portique chez vous, ou ailleurs, c’est toujours utile pour bosser sur ces réglages, ou Quand on change de sellette, surtout si vous l’achetez à distance. Normalement en boutique, le vendeur aura ce qu’il faut…Si vous le pouvez, il est préférable d’avoir une accroche sur pivot, vous pourrez découvrir vos actions sellettes, et l’importance des réglages ( les points d’ancrage sont écartés suivant les normes, et les deux faux élévateurs sont reliés en un point, au milieu de l’écartement…). On se rapproche alors le plus possible des conditions en vol.

A titre d’infos, nous passons entre une demi heure et une heure suivant les sellettes à expliquer à nos clients tous les réglages avant d’aller voler…

Ensuite Go portique…Une chose à savoir : sur le portique vous n’avez pas la traînée du à l’avancement. Lorsque vous réglez votre sellette, sachez que vous serez plus « droit » de Deux à trois degrés que sur un portique. Donc dans un premier temps, ne vous réglez pas trop « droit ». Sachez également que la plupart des réglages sont possibles en vol, donc vous pourrez « peaufiner », En atmosphére calme bien entendu !!

PASSAGE ASSIS / DEBOUT :

Simulé en portique. MAIS on écarte le stress et la mise en situation réelle…La situation psychologique ne sera pas la même. Vous allez gigoter 100 fois plus en portique que en l’air en sortie de décollage. Pensez-y. Évitez les « oui ça ira… », il faut régler le probléme ! Pour ce faire, analysons les phases de décollage :

Gonflage : la sellette par le biais des élévateurs, le corps de votre sellette va remonter au dessus de vos fesses

Charge de ventrale : La course d’élan combiné à la charge ventrale impliquent un angle de pivot entre point d’ancrage et haut du corps; 

Décollage : les pieds quittent le sol, on reste droit jusqu’à une hauteur de sol suffisante, et on bascule. C’est ce geste de bascule qui aide au passage assis.

Si le passage assi ne se fait pas automatiquement à ce moment la, il y a une gêne…du soit à la conception de la selette ( rare maintenant ! ), soit du à un probléme de réglage…

Donc pour simuler correctement le passage assis sur portique : Qui peut le plus peut le moins…Laissez vous pendre complétement dans votre sellette ( attention les garçons allez-y doucement ), ça vous rappellera les débuts du parapente, même pour ceux qui les ont pas connus…et essayez de passer assis en relevant les genoux, sans vous aider avec vos mains…peaufinez les réglages sellettes jusqu’à obtention du résultat. En y arrivant comme cela, ça devrait être nickel avec l’aide de la bascule en sortie de déco…Aidez vous des petits mémo ci-dessous :

SELLETES PLATEAU, sans cocon :

En réglé générale il y a trois réglages : lombaires, épaules, ventrales. Parfois un réglage d’ange de planchette ou rallonge planchette…Comme un siége de voiture, testez toutes les positions, et surtout tentez de COMPRENDRE leur utilité. Prenez du temps si il faut, ça vaut le coup. Prenez également conscience de votre morphologie, et n’écoutez pas forcément les conseils de réglages d’autres pilotes, compris ceux qui on la même selette : on est tous différents. Un pilote large et épais devra dérégler davantage ses lombaires pour voler dans le même angle qu’un pilote plus fin.

Pour faire simple : lombaires dessérées : fesses plus basses, actions sellettes peu rentable, angle de vision diminué…Passage assis plus facile, mais attention a la rupture de charge ventrale au décollage…

Lombaires serrées : passage assis difficile, angle de vision trés grand. Peu d’action en lacet, fesses plus décalées vers le devant du plateau…action sellette plus efficace. Action épaules également. L’ideal Est de trouver le bon compromis.

LE PORTIQUE EST INDISPENSABLE : dommage d’écourter un vol ou d’entacher à sa sécurité…

ATTENTION : certaines sellettes possédent des réglages « d’angle d’assise » ; inclinaison du plateau. Même en desserrant ses lombaires à fond, la position assis à fond est dur à obtenir si le réglage plateau est trop incliné vers l’avant…C’est donc une combinaison des deux qu’il faut obtenir pour votre confort…

SELLETTE CUISSARDES SANS COCON

les réglages sont beaucoup plus facile en général, et le passage assis ne pose pas de probléme, car l’assise remonte symétriquement lors du gonflage, et l’élévation des genoux contraint systématiquement au passage assis, chaque cuisse étant indépendante…attention si vous passez d’un plateau aux cuissardes, le comportement en vol est fondamentalement différent. Vous aurez l’impression d’une plus grande instabilité, MAIS…en fait elle n’est pas réelle ! C’est une transmission plus en direct de tous les mouvements de l’aile. Ce qui veut dire : une meilleure anticipation en turbulences, et un pilotage plus « fin » et précis en virage. 

Il est plus facile techniquement de passer de cuissardes à plateau, que l’inverse…c’est purement une question de choix, de paraticité et de besoin…et de compatibilité avec son aile. Prenez le temps d’essayer et de tester dans toutes les conditions, y compris en SIV.

SELLETTES COCON :

Aujourd’hui le plus grand des marchés, et trés diversifié…il y en a pour tous les goûts…Je passerais sur les sellettes purement compétent appartenant à des pilotes attachant une importance particuliére aux réglages les plus fins qui existent…

Pour les autres, ce sont des sellettes qui permettent de longs vols, et qui sont faites pour cela, donc privilégiez votre confort…En termes de pilotage, les choses changent : jambes allongées, signifie une action possible sur l’axe de lacet non négligeable…Combiné par exemple à une cuissarde…Les ressentis sont loin d’être reposant, mais le pilotage est exceptionnel. Attention à la vigilance avec les longueurs de vols…rappelles vous que la plupart des incidents arrivent souvent à bout de vol…

Les points le plus important sont, dans l’ordre chronologique du vol :

– Récupération autonome de l’enveloppe du cocon. Cela doit être AUTOMATIQUE. Lâcher ses commandes, ou tenter de réupérer son cocon dans des conditions thermiques, mal assis, prés du relief…augmentent les risques d’accident.

– Réglages des jambes : le cocon doit soutenir les jambes, et non l’inverse. Les jambes doivent être trés légérement fléchis, et appuyer en tension sur le bout du cocon, vous augmententerez l’éfficacité en pilotage lacet.

– Petit détail de confort : vérifiez la bonne fermeture du cocon, les prises d’air sont désagréables en air froid ! Et la bonne position du cockpit…

Certains constructeurs proposent différentes combinaison de speed bag et corps de sellette…Choisissez la bonne taille en fonction de vos longueurs de jambes…et votre largeur de bassin.

A titre d’exemple, le mien : je vole avec une lightness3 L, mais SPEEDBAG M…qui a dit que j’étais un petit gros ?

Pour finir, lorsque j’adopte une nouvelle sellette cocon, il ne ma faut pas loin de 4 à 5 heures de vols effectifs pour l’avoir calé à tous mes réglages tip top. Pourquoi ? Je me refuse à modifier mes réglages en fonction des conditions, donc je suis à la recherche du compromis parfait entre mon confort et tous type de conditions…c’est une juste adéquation entre mon cadre de pratique ( ce que je veux faire de l’activité : distance, soaring, acro…), et les conditions que je suis susceptible de rencontrer avec cette pratique ! Sans être lésé en fonction des conditions !

Pour plus d’infos et de visu…n’hésitez pas à participer à nos formations : la prochaine à lieu le 30 mars à LARAGNE.

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